Posté le 15.11.2007 par sectionlbamiens
Le projet 2007-2012
Projet liant les partis de gauche amiénois pour un contrat municipal et métropolitain (Elections municipales de Mars 2008)
De toutes les valeurs défendues depuis des générations par le peuple de gauche, la Démocratie et la Solidarité ont été les plus fortes. Depuis de nombreuses années, une valeur nécessaire à notre survie sur la planète, celle de l'Ecologie, a rejoint les préoccupations de toutes les femmes et les hommes de gauche. D'autres valeurs comme la fraternité, la tolérance, la laïcité, la lutte contre les inégalités et les discriminations n'en sont pas moins nécessaires à notre combat quotidien contre ceux qui voudraient rendre notre société docile et dépourvue du sens de ces valeurs.
Objectif : Nous voulons faire d'Amiens une capitale régionale, où les Amiénoises et les Amiénois auront envie de vivre, de travailler et de s'épanouir. Un foyer de création et de pratique culturelle favorisant un développement individuel et collectif d'abord soucieux des hommes et des milieux. A l'opposé des politiques de communication tapageuses, ce sont les conditions de vie de nos concitoyens qui doivent mobiliser les ressources locales, dans un cadre maîtrisé, respectueux de son Histoire et, en même temps, tourné vers l'avenir pour le progrès social, le développement durable et l'émergence d'activités créatrices d'emplois.
La démarche qui nous rassemble repose sur l'affirmation des valeurs dont notre collectivité peut s'enorgueillir : la Solidarité, la Démocratie et l'Ecologie. Ces valeurs constituent l'épine dorsale de la future action municipale et se déclinent dans tous les domaines.
Des Amiénoises et Amiénois solidaires : c'est la solidarité qui doit inspirer les politiques sociales, de l'emploi, de santé, de logement et d'éducation.
• La dégradation des conditions d'existence des Amiénois, aggravée par les politiques libérales mises en oeuvre par le gouvernement, génère quotidiennement des situations sociales et familiales dramatiques. Elle accentue les inégalités, le sous-emploi, le chômage et la pauvreté. L'urgence de la situation exige une action prioritaire et déterminée à destination de la jeunesse, des personnes fragilisées économiquement, des handicapés et des personnes âgées. La lutte contre toutes les discriminations se doit d'être sans faille et nous affirmons le droit à l'emploi pour nos concitoyens à partir du développement des activités d'Amiens Ville et Métropole, du soutien et de la création de nouveaux services publics, de l'aide aux PMI/PME et aux filières adossées aux ressources locales.
• La construction de logements et la réhabilitation du parc existant répondent non seulement à une urgence sociale majeure, mais constituent aussi une priorité écologique :
- Répondre à l'urgence sociale, en garantissant à tous le droit au logement,à l'énergie et à l'eau. Il faut démultiplier l'offre de logements sociaux avec une répartition équilibrée sur le territoire de l'agglomération.
Répondre à l'urgence écologique par la maîtrise des énergies, outil de régulation des dépenses énergétiques des ménages et d'allégement des charges des plus précaires. La HQE appliquée au logement social doit devenir le cas général.
La politique du logement doit aussi renforcer la notion d'appartenance et de citoyenneté en créant du lien social.
• La solidarité doit permettre aux habitants d'Amiens Ville et Métropole un accès facilité à des soins de qualité pour tous et un soutien social pour les plus vulnérables. Cela passe par une action municipale déterminée, tout particulièrement en matière de prévention dans le domaine sanitaire et social.
• La solidarité, c'est aussi la tranquillité publique garantissant à tous et dans tous les quartiers la sécurité des biens et des personnes. La sécurité est une liberté fondamentale qui garantit toutes les autres tandis que l'insécurité s'inscrit au rang des injustices sociales et commande une action déterminée fondée sur la prévention, la proximité et la participation citoyenne. L'action de la police municipale dont les missions seront réorientées, doit être un gage de tolérance, d'apaisement des difficultés et de service rendu à l'ensemble de la population.
• Dans le cadre d'une action municipale tournée vers la solidarité et la convivialité, la qualité de vie de la population doit être une priorité. Plus que « l'avoir », nous privilégions « l'être ensemble ». Nous devons favoriser les échanges de pratiques et de savoirs dans l'espace urbain qui doit être un lieu d'émancipation citoyenne et culturelle. Nous affirmons le droit à la culture et à l'éducation pour tous et partout. Les activités culturelles, sportives et de loisir doivent être développées et soutenues. Ouvertes et accessibles à tous, elles doivent, en particulier, accompagner la formation des jeunes. Cela passe par la modernisation et le développement des structures d'animation et le soutien aux associations.
Un territoire équilibré : dans un contexte de mondialisation qui exacerbe la concurrence entre les territoires et leur dégradation, la préservation des caractéristiques essentielles de la ville et de son agglomération doit favoriser le dynamisme et le développement durable d'Amiens Ville et Métropole pour le bien-être et le confort de tous :
• L'élaboration ou la révision des documents d'urbanisme (SCOT,PLU, PDU, PLH, etc) doivent être l'occasion de stopper l'étalement urbain et la construction anarchique de zones périphériques. Elles doivent mettre l'accent sur la réhabilitation du tissu existant par la construction d'éco¬quartiers répondant à un cahier des charges exigeant.
• La lutte contre la spéculation foncière et immobilière doit être une préoccupation forte, accompagnant la maîtrise municipale retrouvée des opérations de construction.
La réduction de l'empreinte écologique transformera l'économie locale et favorisera la création d'emplois nouveaux et décents.
• . Réduire l'empreinte écologique des activités économiques c'est développer des éco-filières et des éco-entreprises. Il faut parallèlement évaluer l'utilité sociale et environnementale de nos productions et reconnaître pleinement l'économie sociale et solidaire.
• Il apparaît essentiel d'adopter un Plan climat afin de lutter contre le changement climatique et réduire la dépendance énergétique. Amiens doit devenir un territoire producteur d'énergies renouvelables et non polluantes. C'est un moyen de garantir le développement économique local et l'emploi et cela contribuera à renforcer l'attractivité de la ville.
• La politique des transports sera l'occasion d'inventer une nouvelle forme de mobilité qui permette de partager la rue. Tout un chacun doit pouvoir aller travailler, faire ses courses, se distraire à chaque heure de la journée, en empruntant un mode de transport abordable, facile et propre susceptible d'être une véritable alternative à la voiture. Le prochain mandat doit se donner comme objectif de doubler le nombre d'usagers dans les transports en commun (Tapis rouge pour le bus, tout de suite ; Tramway à l'étude dès 2008 ) et promouvoir des modes doux de déplacement : les vélos et les piétons doivent pouvoir circuler dans toutes les rues d'Amiens en sécurité. La révision du Plan de déplacements urbains doit être l'occasion de raisonner globalement sur l'aire géographique de I 'étoile ferroviaire.
Une démocratie exemplaire et vivante : au-delà des structures, nous affirmons l'esprit et les méthodes de gestion dans lesquels la parole et la participation des habitants doivent s'exercer.
• La démocratie doit être une « clé » pour innover ensemble. Toutes les décisions qui relèvent de l'action publique, sous toutes ses formes, doivent reposer sur la volonté d'informer, de concerter, de modifier, de prendre les décisions ensemble. La démocratie est une valeur première et un thème à part entière de notre engagement. La participation des habitants, des usagers, mais aussi de ceux qui sont chargés de l'application (services municipaux, techniciens) doit être notre marque de fabrique et une façon de faire qui se retrouvera dans toutes les réalisations à venir dans tous les domaines
.
• Dans cette perspective, le tissu associatif doit devenir un partenaire essentiel de l'action publique. Il doit être soutenu, encouragé et aidé dans le total respect de la liberté de chacun. Ensemble, nous devons favoriser une Education populaire auprès de nos concitoyens pour les sensibiliser aux problèmes de la consommation, de l'alimentation, du commerce équitable et leur permettre de faire valoir leurs droits et affirmer leur autonomie. C'est la confiance dans l'intelligence et la créativité de chacun qui redonnera tout son sens à la vie collective de la cité.
• Les Conseils de quartier comme les comités consultatifs des services publics doivent être profondément réformés et leur représentativité améliorée afin qu'il servent, avec les commissions extra-municipales, de lieux privilégiés d'expression citoyenne.
• La coopération entre les collectivités territoriales au sein de la Communauté d'agglomération Amiens Métropole se doit de promouvoir le respect de chaque entité communale, le débat démocratique ouvert aux citoyens et la transparence d'une gestion systématiquement soumise à l'évaluation de ses résultats.
• L'action de la municipalité se doit d'être un « exemple vertueux » en matière de gestion des personnels communaux, de commande publique équitable et transparente ainsi que de lutte contre toutes les discriminations telles que celles faites aux femmes, aux minorités ou aux exclus dans des domaines comme l'emploi, le logement, les loisirs etc....
• Dans un contexte de désengagement croissant de l'Etat sur les collectivités territoriales et d'une fiscalité locale injuste et non-proportionnée aux revenus des contribuables, nous maintiendrons les impôts locaux des ménages à leur niveau actuel. Nous nous engageons à pratiquer une politique tarifaire adaptée aux ressources des usagers, à supprimer les gaspillages et à réorienter les dépenses vers les besoins prioritaires des Amiénois. Au titre des priorités doit également figurer l'amélioration de la qualité des services publics municipaux.
Ni catalogue, ni page blanche, la présente base est avant tout une invitation à l'expression libre et féconde de chaque citoyen et citoyenne, à son goût pour le progrès, l'innovation et la solidarité. Il présente une vision d'Amiens, proposant un chemin que nous pourrions emprunter ensemble, si vous le voulez. Le projet final ne verra pas le jour sans votre contribution.
Posté le 12.11.2007 par sectionlbamiens
Gilles de Robien ou Alain Gest comme tête de liste ne changera rien, aujourd'hui la gauche est unie avec le PS, PC, VERTS, PRG, MRC, de jour en jour les amiénois prennent consciences et adhérent à la démarche de Gilles Demailly, ce dernier porte l'espoir du changement pour Amiens, pour les amiénois, rassembler l'ensemble des la gauche et de tous les amiénois pour battre en mars 2008 une droite pure et dure.
Cette droite qui s’attaque aux acquis sociaux pour les faire tomber ou les remettre en causes.
depuis 19 ans les amiénois souffrent de cette politique faite pour le béton et rien que le béton, les amiénoises et les amiénois ont été abandonné sur la route et n'attendent rien de cette droite, cette droite qui ne tient pas sa parole, aujourd'hui nommer Ambassadeur chargé de la cohésion sociale avec un salaire de 12.000 €/mois en plus de ce qu'il touche déjà pour d'autres mandats occupés, de Robien laissera avec plaisir la tête de liste à Alain Gest ami de Sarkozy, pourquoi vous-les-vous que cela en soit autrement.
Maxime Gremetz cumulard de mandats!!!
Maxime Gremetz cumul les mandats, de Député, de conseiller régional, et aujourd'hui il veut diriger une liste aux municipales de mars 2008, beaucoup de communistes ne comprennent plus, ou il veut en venir faire perdre la gauche par vengeance ?
Je suis sur que les amiénois de gauche, dans leur grande majorité, n’approuveront nullement cette initiative personnelle, ils sauront le lui faire comprendre le moment venu.
Posté le 12.10.2007 par sectionlbamiens
Alors que Gilles de Robien ne voulait absolument pas qu’un parti politique enferme la liste qu’il veut conduire aux élections municipales dans un cadre trop étroit, comptant, comme il en fait l’offre à Gilles Demailly, sur des candidatures d’ouverture à gauche, et sur une « coloration » centriste de sa liste, voilà qu’Alain Gest, à la demande du Président de la République, qui veut « politiser » les élections municipales, déclare qu’il présentera une liste « U.M.P » en Mars 2008, ouverte à Gilles de Robien ! Quel retournement de situation ! C’est maintenant Alain Gest qui accorde un strapontin à Gilles de Robien ! On croit rêver ! Il est probable que Gilles de Robien restera tête de liste, pour sauver les apparences et profiter de la bonne image du Maire sortant, mais quelle sera sa marge de manœuvre ? Gilles de Robien sera-t-il l’otage de l’U.M.P qu’il a rejoint tardivement et du bout des lèvres ou bien, comme à la Région de Picardie, sera-t-il tête de liste pour ensuite céder sa place à Alain Gest ? Gilles de Robien ne serait-il pas, selon l’U.M.P, parmi ceux qui sont « en fin de parcours » ? C’est de cette politique là dont les Français ne veulent plus. Ils veulent de la clarté et de la transparence. La liste de gauche conduite par Gilles Demailly est un espoir pour notre ville. Hauts les cœurs
Posté le 20.09.2007 par sectionlbamiens
En France, les législateurs ont souligné l’importance du fait que le lien de filiation ne pouvait en aucun cas se réduire à sa dimension biologique. L’importance de ce principe est évidente lorsque l’on songe aux enfants adoptés ou aux familles recomposées. Ce principe cesserait-il d’être important pour ceux qui ne sont pas nés en France ? Le droit à vivre en famille, reconnu par la convention européenne des droits de l’homme, serait-il réservé aux Français ou à ceux qui ont les moyens de payer des tests génétiques, présentés avec une hypocrisie certaine comme non obligatoires, mais qui deviendraient vite indispensables ? Ignore-t-on que ce contrôle supplémentaire engendrerait immanquablement des trafics de documents et autres irrégularités ?
En contribuant une fois de plus à stigmatiser les candidats à l’immigration et sous prétexte de réduire un désordre, cette disposition en créerait un autre, infiniment plus grave, car il entamerait pernicieusement des principes éthiques, et ouvrirait la porte au fichage génétique de certaines catégories de la population. L’histoire nous a appris à quels désastres s’exposent les peuples qui acceptent de rogner peu à peu leurs principes éthiques, de banaliser l’inacceptable. »
Posté le 12.04.2007 par sectionlbamiens
Ségolène Royal est une femme, donc nulle en économie ? Aussi grossier puisse-t-il paraître, ce syllogisme d'un autre âge pèse visiblement lourd dans les subconscients. A en juger par certaines réactions, nombre de commentateurs doctes et avisés ont manifestement du mal à aller au-delà de leurs préjugés machistes.
Les candidats masculins peuvent se permettre d'aligner les inepties économiques (Sarkozy) ou encore de revendiquer le vide de leur programme (Bayrou). Mais il suffit que la candidate Royal laisse un détail dans l'ombre pour que sa compétence économique soit immédiatement remise en cause. Prenons l'annonce faite par Sarkozy d'abaisser les impôts de 4 points de PIB (produit intérieur brut) au cours de son mandat. Promesse invraisemblable s'il en est, puisque même Margaret Thatcher, en dépit de ses coups de boutoir forcenés sur les dépenses publiques, n'est parvenu à les réduire que de 2 points en dix ans ! Qu'aurait-on entendu si Royal avait fait le même étalage de légèreté et d'ignorance des ordres de grandeur les plus élémentaires ? On pourrait multiplier les exemples. Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique. De même, Sarkozy comme Bayrou semblent envisager une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. Commise par la candidate, une telle erreur de diagnostic macroéconomique serait stigmatisée beaucoup plus durement. Inversement, difficile de ne pas imputer au machisme économique ambiant la virulence des critiques adressées ces derniers jours au contrat première chance, proposé par Ségolène Royal. Et le fait que la conseillère sociale en charge du dossier ait également le mauvais goût d'être une femme (et inspiratrice d'excellentes propositions sur le service public de la petite enfance) n'a sans doute pas aidé. Que l'on reproche à ce nouveau contrat d'être encore incertain dans ses paramètres, passe encore. Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance. Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou. L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quand à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quels que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte. Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation. Plus généralement, la vérité est que Royal est la candidate la plus crédible pour s'attaquer au premier défi économique de la France, à savoir le déficit abyssal d'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation. D'abord parce qu'elle est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne en proposant à la fois de lutter contre l'échec scolaire à la racine (avec, enfin, un véritable ciblage des moyens en faveur des écoles défavorisées) et d'offrir au supérieur et à la recherche l'autonomie et la souplesse nécessaires pour figurer en bonne place dans la compétition internationale. Ensuite parce qu'elle est à la seule à pouvoir mener de concert ces réformes de structure tout en assumant l'indispensable hausse des moyens en faveur des universités (contrairement à son rival de droite, empêtré dans d'irréalistes promesses de baisses d'impôts). Avec son parcours et son programme, un candidat masculin aurait peu de chances d'être attaqué sur sa crédibilité technique. Sa victoire permettrait de sortir enfin du machisme économique hexagonal.
Th. Piketty, l'économiste
Posté le 24.03.2007 par sectionlbamiens
Voici le texte du communiqué de la Société des Journalistes de France 3:
Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?
Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?
Sans doute grisé parles sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.
M.Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis
rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18
mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée
par Christine Ockrent.
A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !
Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour êtremaquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. «Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le
rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire
maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas
Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes
à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les
courbettes.
Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à
ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.
Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais c'est à la direction qu'il veut
s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne
peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat
à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que
M.Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour
l'indépendance des chaînes de service public.
Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de
France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à
toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes,
ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de
téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.
Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais
aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la
part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.
La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007
Posté le 03.03.2007 par sectionlbamiens
[b][/b]Urgent: manifestation contre le démantèlement d'AIRBUS!
Mardi 06 Mars, à 8h45,une grande manifestation des salariés d'Airbus aura lieu à Méault, RV devant les grilles de l'entreprise.Le Parti socialiste, à l'appel de Vincent Peillon, appelle à la mobilisation de tous les militants pour soutenir leur juste cause. Venez nombreux! faites du covoiturage avec les camarades de votre section! Ci-joint la réaction de Claurde Gewerc, Président de la Région Picardie et celle de Luc Flandre, Secrétaire Fédéral aux sections
Communiqué de Claude GEWERC
Président du Conseil régional de Picardie
Le site aéronautique de Méaulte doit rester Airbus
Le Président du Conseil Régional de Picardie Claude GEWERC a renouvelé aujourd’hui son opposition au Plan POWER 8 décidé par l’entreprise Airbus.
Il condamne le plan de suppression de 4300 emplois en France touchant tant le siège d'Airbus que les sites industriels, et les lourdes menaces qui pèsent sur l’ensemble des équipementiers et de la sous-traitance.
Le Président du Conseil régional réaffirme sa solidarité envers les salariés victimes d’une situation dont ils ne sont aucunement responsables.
S’il a accueilli avec soulagement la décision de ne pas vendre immédiatement le site de Méaulte, Claude GEWERC reste vigilant quand à l’annonce du Président d’Airbus, qui cherche un partenaire pour investir sur le site de Méaulte.
Claude GEWERC réaffirme avec insistance son opposition à la vente du site de Méaulte à un quelconque repreneur aujourd’hui, et rappelle la nécessaire vigilance et mobilisation de l’ensemble des acteurs de ce dossier pour garantir la pérennité de l’entreprise au sein du groupe Airbus.
Il rappelle que la Région a investi 12M€ pour la création d’une plate forme aéroportuaire sur le site de Méaulte et qu’en tout ce sont 35M€ d’argent public qui ont été investis.
La Région s’est par ailleurs beaucoup engagée pour favoriser la recherche et le développement sur les matériaux composites, qui doivent à terme remplacer le métal dans la fabrication des engins Airbus : 13M€ ont été inscrits au prochain Contrat de Projet Etat Région pour permettre à l’Université Technologique de Compiègne de travailler au développement des technologies du composite sur le site picard.
Le site de Méaulte est et doit rester un site de l’entreprise Airbus.
Luc Flandre
Les collectivités territoriales partenaires d’Airbus sont prêtes à accompagner le développement du site de Méaulte, comme elles l’ont fait jusqu’à aujourd’hui, en contrepartie d’un engagement ferme de l’entreprise que le site de Méaulte restera un site où flottera le drapeau d’Airbus.
Le problème socio-économique, un de plus, qui survient sur ce site industriel
européen de pointe est LOURD aussi de SENS POLITIQUE.
- En terme de défense des droits des salariés, toujours la seule variable
d’ajustement face aux actionnaires…
- En terme de cynisme politique du Gouvernement actuel qui N’ASSUME PAS non
seulement une nécessaire politique industrielle, mais n’assume pas non plus SA
responsabilité d’actionnaire, à l’instar du Gouvernement Allemand, semble t’il…
- En terme de gouvernance industrielle et économique Européenne QUI N’EXISTE
PAS, ce qui repose l’acuité de son indispensable réforme proposée par le Pacte
présidentiel de notre candidate. Halte à la dictature du Dollar face à l’Euro,
gestion raisonnée et non plus « autonome » de la BCE. Il est intolérable que le
cynisme américain de baisse de sa monnaie face à la monnaie européenne RUINE nos
espoirs, nos investissements tant industriels que PUBLICS.
Cette situation est LOURDE de sens politique aussi à l’heure où les politiques
locaux de Droite tentent de masquer par des gesticulations « de terrain » leurs
responsabilités et leurs thèses néo-libérales ( « l’Etat n’a pas à se mêler de
la gestion des entreprises ») appliquées depuis 5 ans.
Cette situation est lourde de sens politique pour nous, sympathisants,
militants, ELUS du PS, mais bien sûr les autres Partis de Gauche se mobilisent.
C’est pourquoi le Comité Fédéral de Campagne, Vincent PEILLON en tête, vous
appelle à une mobilisation PERSONNELLE, chacun d’entre vous, avec ou sans
écharpe d’Elu, à témoigner de notre soutien aux salariés de MEAULTE.
Rendez-vous mardi 06 mars, 8h45, devant l’usine EADS/AIRBUS, route de
Bray/Somme.
Cordialement à vous, Luc FLANDRE, Secrétaire fédéral aux section
Posté le 26.02.2007 par sectionlbamiens
Chers camarades, bonjour,
A l'heure où notre Ministre de l'intérieur-candidat aux présidentielles et fossoyeur des valeurs élémentaires de notre République, Patrie des droits de l'homme, intensifie les ations scélérates à l'encontre des sans-papiers, notre vigilance doit être accrue.
Nous pouvons louer l'action du Réseau Education sans frontières, sur le pont depuis des mois, et qui oeuvre jour après jour , pour dénoncer les atteintes faites aux étrangers sans papiers, au mépris de la dignité humaine, et pour multiplier les actions auprès des Préfectures.
Aujourd'hui, dans la presse, nous pouvons, une fois encore lire les agissements dont a été victime Francis Zikokola, congolais sans papiers, à l'hotel de police d'Amiens, pendant une semaine, obligé de dormir sur un simple banc de béton, tel un animal au fond de sa geôle.
Sur la même page, nous pouvons également voir Maxime Gremetz, pourtant absent de ce combat et des diverses manifestations auxquelles nous avons pu participer depuis des mois, en ardent défenseur de la cause du Réseau Education sans fontières.
Mes chers camarades, soyons présents, dès que faire se peut, auprès des militants des droits de l'homme car c'est de notre devoir, c'est de notre responsabilité.Le parti socialiste doit prendre cette question en considération et montrer sa solidarité.
Cet après-midi, un très bel exemple sera mis en exergue, dans la Mairie de notre camarade, Jean-Luc Lefebvre, Maire d'Airaines.En effet, avec les membres du Réseau Education sans Frontières, il sera procédé à un baptême républicain.
Cette action s'inscrit dans la même dynamique que celles lancées, il y a quelque temps, en Mairie de Liomer et en Mairie d'Ailly sur Noye.
Je vous remercie, par avance, de vous joindre, nombreux, à cette initiative, et je vous donne rendez-vous en Mairie d'Airaines, ce samedi 24 février 2007, à 15 heures.
Amitiés socialistes
Pascal DEMARTHE
Secrétaire fédéral aux droits de l'Homme et à la Laïcité
Posté le 10.12.2006 par sectionlbamiens
[b][/b]Les élections de 2002 ont montré l’importance de voter : vous abstenir, c’est accepter que les autres décident pour vous. Il est important de faire entendre votre voix, quelles que soient vos opinions politiques : être un jeune citoyen responsable qui décide de son avenir, c’est d’abord vous inscrire sur les listes électorales pour ensuite pouvoir voter.
[/b]Attention ! L’inscription sur les listes électorales n’est pas automatique. Pour tous ceux qui n’ont jamais voté et qui auront au moins 18 ans à la date des prochaines élections, il faut agir avant le 31 décembre, date où les listes électorales seront closes. Pour vous inscrire, il suffit de vous rendre en mairie avec une pièce d’identité et un justificatif de domicile de moins de trois mois à votre nom (facture d’électricité, de téléphone …). A défaut, une attestation du logeur suffit, vos parents par exemple. Vous recevrez ensuite par la poste votre carte électorale en mars.[b]
Pour plus d’informations, ou pour participer à la campagne de mobilisation, vous pouvez contacter le collectif « Aujourd’hui je m’inscris, demain je vote » au 06 25 65 06 17 ou sur internet sur http://jem’inscrisjevote.c.la/[b][/b]
Posté le 16.10.2006 par sectionlbamiens
Vincent Peillon : "c'est le moment du rassemblement" au PS
2006-10-02 09:52:00
PARIS (AFP)
Vincent Peillon, partisan de Ségolène Royal, a souhaité lundi que le Parti socialiste entre dans "le moment du rassemblement", en invitant implicitement Jack Lang à ne pas entrer en lice pour l'investiture.
Le député européen a souligné sur Canal+ "l'énergie" de Jack Lang et rappelé qu'il avait été "porte-parole dans beaucoup de campagnes" électorales.
Vincent Peillon a ajouté que l'ancien ministre de la Culture "peut être utile collectivement", mais il s'est dit "pas convaincu" du bien-fondé d'une candidature. "C'est le moment du rassemblement au PS", a-t-il ajouté.
Alors que Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius ont déjà officiellement annoncé leur candidature, Jack Lang doit faire part de sa décision mardi.
M. Peillon, l'un des animateurs du Nouveau parti socialiste, a indiqué qu'en cas de désignation de Ségolène Royal, il souhaitait que François Hollande garde son poste de premier secrétaire du PS pendant la campagne présidentielle.
Il a également répliqué au jospiniste Claude Allègre qui avait affirmé que Ségolène Royal n'était "capable ni de gagner ni d'être président de la République".
"Elle est préparée (...) Ce n'est pas une Bécassine de la politique, c'est quelqu'un qui fait de la politique sérieusement depuis vingt ans", a plaidé Vincent Peillon, en observant que Claude Allègre, lui, n'avait jamais été devant le suffrage universel.