Posté le 20.06.2006 par sectionlbamiens
Lancé dans sa « campagne permanente » pour les prochaines législatives dans la première circonscription, Jean-Yves Bourgois vient de distribuer un quatre pages, baptisé « Info première » et très auto-laudatif sur son action en tant qu'adjoint au maire. Notamment lors des violences urbaines de novembre dernier. Morceau choisi : « À Amiens nord, un homme seul dans la nuit part rencontrer les agitateurs ». Ouah... il ne manque plus que l'imper et le pavé luisant sous les réverbères. « Pas vraiment un cow-boy solitaire. Il est tranquille et résolu. Certains ont loué son courage physique et sa capacité de dialogue... » L'élu évoque également Maxime Cremetz : 11 Ne comptez pas sur moi pour attaquer l'homme, respectable... » Et tout de suite de le charger quand même. «Je dénoncerai toujours son inefficacité et ses dérapages de plus en plus fréquents : racisme, insultes, mépris, etc. » A lire absolument pour se faire une idée du bonhomme.
Posté le 08.06.2006 par sectionlbamiens
Depuis une dizaine d'années, les politiques européennes sur les migrations et l'asile combinent aspect répressif, interdiction d'entrer et injonction de circuler, et utilitarisme migratoire, mise en place d'un système d'inclusion sélective des migrants qui hiérarchise les droits, produit l'illégalisation et, loin de fermer les marchés du travail nationaux, filtre la main d'oeuvre temporaire nécessaire : un système de droit hors du droit, où le " droit d'avoir des droits " n'existe pas. De cette logique participent les camps, mais aussi les visas Schengen. Les camps d'étrangers existent depuis longtemps en Europe. Si, des zones d'attente françaises aux camps des îles grecques, le régime en vigueur, la durée moyenne de maintien, le statut des étrangers qui y sont placés (dont le seul délit est
d'avoir enfreint ou tenté d'enfreindre les règles que fixent les États pour le franchissement de leurs frontières) varient, partout on y retrouve violation des droits fondamentaux et violences physiques et morales. Mais un camp, c'est aussi un processus (de contrôle, de filtrage) : plus uniquement lieu d'enfermement et d'immobilisation, mais aussi tentative, inscrite dans l'espace, de canaliser et gérer les déplacements, et de rendre la mobilité productive. Les récents projets européens d'externalisation des camps pour demandeurs d'asile hors d'Europe (Libye, Maroc, Ukraine) représentent un tournant décisif : abandon par les pays de l'UE des responsabilités qui leur incombent au titre de leurs engagements internationaux (Convention de Genève, ...), et inscription dans la doxa européenne, en lieu et place de politiques d'asile et d'immigration, d'une gestion policière et utilitariste dont les camps sont un élément essentiel. Après les morts de Ceuta et Melilla (octobre 2005), qui peut nier que l'UE mène une véritable guerre aux migrants où, comme dans toute guerre, le langage joue une part non négligeable. Mais, alors que la novlangue européenne est riche en euphémismes (" partage du fardeau ", " points d'accueil ", politiques de " voisinage " et de " ré-installation "),ce sont des termes militaires (" assauts ", " agression ", " hordes ") et des politiques anti-terroristes qui sont réservées aux migrants. Les luttes des migrants, qui quotidiennement remettent en question le " régime de frontières " européen en exerçant la liberté de circulation, dessinent un nouveau visage de la citoyenneté européenne.
Posté le 08.06.2006 par sectionlbamiens
Sarkozy, humain pour 2 % des enfants sans-papiers
Le ministre de l’intérieur, dans sa grande mansuétude, a décidé de
régulariser environ 800 familles de sans-papiers aux enfants scolarisés. Un
geste en trompe-l’oeil, qui n’empêchera pas cet été "la chasse à l’enfant
étranger".
Nous vous parlions récemment du danger qui plane sur les enfants scolarisés
de parents sans-papiers d’être massivement expulsés dès le 30 juin, puisque
Nicolas Sarkozy a demandé aux préfets d’attendre la fin de l’année scolaire,
pour plus de discrétion. Essentiellement grâce à l’action du Réseau
éducation sans frontière (RESF), qui a lancé un appel à cacher les enfants
expulsables (40 277 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes), la
discrétion voulue n’a pas suffi et la mobilisation a enflé. Voilà donc que
le ministre de l’intérieur semble faire machine arrière, déclarant avec un
cynisme écoeurant: Lorsqu’un enfant étranger est né en France ou qu’il y est
arrivé en très bas âge, qu’il est scolarisé en France, qu’il ne parle pas la
langue de son pays d’origine, qu’il n’a aucun lien avec ce pays, il serait
très cruel de l’y reconduire de force. Les attaches de cet enfant sont en
France et son départ serait vécu comme une véritable expatriation, un
déracinement. A lire avec des trémolos dans la voix. Or Thierry Mariani,
rapporteur du projet de loi sur l’immigration choisie à l’Assemblée
nationale, précise le champ d’application de la mesure humanitaire
extraordinairement généreuse du candidat UMP à la présidentielle: Les
familles qui pourront bénéficier de ce droit exceptionnel au séjour seront
celles dont les enfants sont présents en France depuis deux ans ou ayant un
enfant né en France ou arrivé en France en très bas âge, scolarisé depuis au
moins une année scolaire dans l’enseignement obligatoire, ne parlant que le
français et n’ayant plus de lien avec son pays d’origine. Si l’enfant parle
français et swahili, ou arabe, ou chinois (ou ce que vous voulez): expulsé!
Non aux bilingues, ferments de désordre. Si l’enfant a au pays une
grand-mère, un oncle, des cousins (ou tout ce que vous voulez qu’on puisse
appeler un lien): expulsé!
En réalité, la régularisation, au cas par cas, ne devrait concerner qu’environ
1200 personnes, suivant le chiffre cité par Le Figaro, qui dévoilait en
avant-première hier matin l’annonce sarkozienne. Si le ministère estime le
nombre de clandestins à 300 000 à 400 000 personnes, cela représente au bas
mot 50 000 enfants. M.Sarkozy ne résout donc que 1 à 2% des cas en se basant
sur des critères farfelus, s’indigne Richard Moyon, porte-parole du RESF. Ce
qui n’empêche pas Le Figaro de titrer: Les élèves sans papiers ne seront pas
expulsés. A part 98 à 99 % d’entre eux! Appelle-t-on ça de l’information? En
réalité, même s’il ne lui plaît pas qu’on le rappelle publiquement, Monsieur
Sarkozy se propose toujours d’organiser cet été la chasse à l’enfant
étranger, accuse RESF. La manoeuvre du ministre de l’intérieur est claire:
adopter la noble posture de la générosité humanitaire, jetant ainsi de la
poudre aux yeux, pour tenter de cacher la réalité de sa politique, tout
entière contenue dans le discours qu’il tenait aux préfets le 9 septembre
2005: Lors de notre dernière rencontre, je vous ai fixé des objectifs
chiffrés, en vous demandant de procéder, au minimum, à 23 000 éloignements d’étrangers
en situation irrégulière cette année. Je constate qu’à la fin du mois d’août,
12 849 étrangers avaient fait l’objet d’une mesure effective d’éloignement:
sur huit mois, 56 % des objectifs ont été atteints. Il vous reste donc cinq
mois pour accentuer l’effort. J’observe d’ailleurs que, d’une préfecture à l’autre,
les résultats sont inégaux. Or, j’attends de tous une entière mobilisation.
Plus encore qu’une obligation de moyens, c’est une obligation de résultats
qui vous est fixée. C’est justement aux préfets qu’il appartiendra de juger,
au cas par cas, qui mérite régularisation. Sans commentaire.
Son associé au billet :
Son supprimé car il ne respectait pas les droits d'auteurs
Posté le 23.05.2006 par sectionlbamiens
de Robien envisagée par l'UDF L'exclusion de Gilles de Robien
de l'UDF est envisagée par les proches de François Bayrou,
qui accusent le seul ministre centriste d'essayer de diviser
son parti, pour le compte de l'UMP et du gouvernement.
« La question de l'exclusion est posée », a affirmé Jean-
Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis.
Le ministre de l'Education a annoncé dimanche la création
d'un « club », « Société en mouvement », pour « conduire
» la reflexion qui manque cruellement à l'UDF ».
M. de Robien, écartant l'idée de créer son propre parti ou
de quitter l'UDF, a expliqué la création de ce courant par « le
passage dans l'opposition de son président François Bayrou
» et la nécessité de « travailler sur les valeurs fondamentales
de l'UDF ». La semaine dernière, après le vote par onze députés UDF (dont M. Bayrou) de la motion de censure socialiste contre le
gouvernement Villepin, l'exmaire d'Amiens (Somme) avait
indiqué qu'il « n'imaginait pas » voter pour le président
de l'UDF à la présidentielle de 2007. Le « club » de M. de Robien
rassemble pour l'heure sept parlementaires, partisans comme lui d'une stratégie d'alliance avec l'UMP. Une réunion à huis clos est prévue ce soir au ministère de l'Education.
« Tentative de division » L'entourage de M- Bayrou a vu
dans l'initiative de M. de Robien « une tentative désespérée de l'UMP et du gouvernement d'influencer l'UDF de l'intérieur » et la
juge « vouée a l'échec ». Le député Gilles Artigues, qui
fait partie des députés ayant voté la censure, a jugé
« pitoyable » cette « tentative de division » et a accusé
M. de Robien d'agir « sur ordre et en service commandé
». « La question de son exclusion de l'UDF est relancée
», a-t-il affirmé. La semaine dernière, le député européen
Bernard Letudeux avait également estimé que les instances
du parti « auront à régler un jour le cas » de Gilles de
Robien.
Ce dernier a été suspendu en juin des instances dirigeantes
de l'UDF pour être resté ministre après l'arrivée de Dominique
de Villepin à Matignon.
Ses critiques avaient poussé François Bayrou à organiser
en janvier un vote du Congrès sur sa ligne d'indépendance,
qui a été plébiscitée à 91,1 %. Pour M. Lagarde, plus que « la
création d'un courant canalcroupion », c'est la décision
de M. de Robien de ne pas soutenir François Bayrou en
2007 et ses attaques contre les députés ayant voté la censure
qui « justifient des sanctions ».
Posté le 19.05.2006 par sectionlbamiens
INTERVENTION DE MOHAMEB BOULAFRAD SECRETAIRE DE LA SECTION LEON BLUM DU PS A AMIENS
PAS DE BETISE DU GENRE NATIONALE : « JE SUIS LE CANDIDAT, LE PROJET EN VERRA PLUS TARD ».
Le comité d’agglomération et le comité de ville DU PS à Amiens se sont réunis le 16 mai à 20h salle Dewailly.
Beaucoup d’espoir mais aussi des craintes, l’espoir de voir enfin une gauche réunie, un parti socialiste conquérant et uni pour une même cause, la victoire en 2008 aux municipales.
L’intervention de Dominique Théo Président du Comité d’agglo est claire, le parti socialiste amiénois doit préparer son projet avec ses partenaires traditionnels.
Le parti socialiste doit être fédérateur, à l’écoute des amiénoises et amiénois, qui souffrent depuis quelques années d’une politique austère et autoritaire.
L’intervention de Benjamin Moitrel, secrétaire adjoint de la section Léon Blum est significative sur le degré de réalisme qu’il faut avoir pour mener une politique d’espoir et de changement pour l’ensemble des amiénois(e) s aux municipales de 2008.
D’abord le projet rien que le projet, ne faisons pas la même erreur que nos camarades du national pour la présidentielle qui se disputent le leader chip pour des ambitions personnelles,
Notre projet devra être partagé avec l’ensemble des amiénois(e) s car sinon nous retrouverons pour six ans et assurément l’équipe de Robien.
Le parti socialiste, doit mettre en avant le projet politique, s’il veut que les amiénois(e) s s’intéressent à lui, nous avons besoin d’un projet porteur d’espoirs, pas d’un candidats(e) en tous les cas pas dans l’immédiat.
Un travail de font doit être mené dans les quartiers d’Amiens, inciter les jeunes à aller s’inscrire sur les liste électorales.
Redonner de l’espoir aux jeunes des quartiers : c’est le travail que mène actuellement la section Léon Blum.
Il n’est pas question que derrière nos actions, des camarades se déchirent pour savoir qui ira aux municipales de 2008, les amiénois ne le comprendraient pas, encore moins les jeunes des quartiers.
Le pire serait de ne pas tenir compte des forces socialistes sur le terrain, de penser qu’une figure politique quelle qu’elle soit serait suffisante pour battre de Robien et sa tribu, installée depuis plusieurs années (1989/2008). La réalité sera tout autre, sans projet nous ne battrons pas De Robien.
Pour notre part, nous souhaitons continuer à travailler avec tous les militants socialistes et sympathisants qui mènent actuellement un vrai travail de réflexion sur l’incohérence de la politique de Gilles de Robien et de son équipe.
Les amiénois(e) s ne sont pas consultés, De Robien décide de tout, tout seul sans aucune concertation véritable, il annonce la construction du zénith, ainsi que d’autres projets pharaoniques.
En matière de logement et de transport on pourrait mieux faire.
Dans le domaine de l’emploi là aussi que fait De Robien à part créer 400 emplois précaires.
Les clubs sportifs, de football, d’athlés, etc. se plaignent de ne pas disposer de meilleures installations pour répondre à la demande des adhérents et autres utilisateurs sportifs.
Dans les quartiers d’Amiens, les associations sont tout bonnement délaissées par les élus de droites et les responsables de secteurs, pas de locaux ou de lieux conviviaux pour accomplir des actions d’animations et de loisirs en direction d’une population fatiguée, d’où un ralbol du politique.
Pour la section Léon Blum, il faut d’abord un travail de tous sur le terrain, pour le projet municipal, ensuite sera posé la question du candidat(e) : il nous reste 2 ans pour élaborer ce projet.
La section Léon Blum sera vigilante sur cette question.
Posté le 05.05.2006 par sectionlbamiens
Le Ministre de l’Education en fait tous les jours un peu plus dans sa
croisade pro-CPE au service du Premier Ministre. Tout est bon pour
essayer de discréditer ceux qui s’opposent au CPE.
Après avoir assuré au Premier Ministre que le CPE passerait comme une
lettre à la poste dans les universités et les lycées, après avoir tenté
d’expliquer aux jeunes que le CPE était l’arme absolue contre la
précarité, après avoir jugé le nombre des manifestants du 28 mars « non
impressionnant », après en avoir appelé hier aux forces de l’ordre pour
débloquer les lycées, le Ministre de l’Education s’en prend aujourd’hui
aux enseignants qu’il accuse de faire du prosélytisme anti-CPE auprès
de leurs élèves.
Si l’accusation de manipulation portée contre les enseignants est un
grand classique des ministres de l’Education en difficulté avec la
jeunesse, aucun d’entre eux n’avait jusqu’ici songé à brandir la menace
d’ « avertissements ou de blâmes ».
Les accusations du Ministre ne correspondent à aucune réalité : les
enseignants sont bien placés pour savoir que les lycéens ne se
« manipulent » pas si facilement et, surtout, les enseignants ont une
bien trop haute conception de leur mission pour se laisser aller à
tenter d’imposer à leurs propres élèves des choix qui ne seraient pas
les leurs. « Personne ne doit utiliser les jeunes pour bloquer les
lycées et grossir les rangs des manifestations » dit le Ministre en
visant les « enseignants, les syndicats et les parents d’élèves peu
responsables ». Il est pourtant clair que c’est bien l’obstination du
gouvernement, de D. de Villepin et de G. de Robien à ne pas écouter la
jeunesse qui la pousse aujourd’hui dans la rue.
Le SNES appelle les personnels, qui ne se laisseront pas impressionner
par les menaces, à poursuivre le dialogue avec les jeunes, à être à
leurs côtés dans les manifestations et à poursuivre leur mobilisation
pour le retrait du CPE, notamment le 4 avril.
Posté le 27.04.2006 par sectionlbamiens
Dans l'article « Un nouveau quartier
de la gare» paru hier dans
notre édition, Gilles de Robien
soulignait : « C'est un quartier du
type XIXe siècle où tout va être nettoyé.
H a été "salopé" par des ateliers
divers dont le centre technique
municipal ».
La CGT de la ville d'Amiens et de
la Métropole, avec l'ensemble du
personnel du centre technique
municipal, demande des explications
à M. De Robien sur ces propos
« méprisants » envers le personnel
de ce service.
« C'est d'autant plus lamentable de
tenir un tel langage, vu que M. De
Robien est responsable du personnel
de la ville et d'Amiens Métropole
depuis trois mandats », précise
la CGT.
« Cette expression de nettoyage
n'est pas sans nous rappeler l'expression
d'un autre ministre du
même gouvernement qui lui parlait
à ce moment-là "de nettoyage
au Karcher" ».
En conséquence, le syndicat reclame
des explications au plus vite.
Posté le 20.04.2006 par sectionlbamiens
Gilles de Robien est un ministre serein. La crise du CPE ne l'a pas affecté, elle l'a même conforté dans ses positions. Dressant hier le bilan des dernières semaines, le ministre de l'Education a souligné «le temps perdu» pour cette année universitaire et les conséquences des grèves sur l'image de l'enseignement supérieur français. «C'est très dommageable, nous aurons moins d'étudiants étrangers l'an prochain. Ces cerveaux vont partir en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis», s'est désolé le ministre sans parvenir à donner d'exemples de filières désertées.
Méthode de l'autruche. Lui, qui s'est attaché à soutenir sans relâche le couple Chirac-Villepin tout au long de la crise, a encore témoigné hier de son zèle : «A chaque fois que je croiserai un jeune au chômage ou sans qualification, je regretterai qu'il n'ait pu bénéficier d'un CPE [...]. J'espère que chacun sera conscient des blessures occasionnées. Les plus pauvres vont le payer très cher. » Au passage, l'unique ministre UDF du gouvernement a réécrit l'histoire, assurant que «le CPE était très populaire à sa création». Autant nier l'unanimité du monde syndical contre ce contrat, sitôt l'annonce de sa création. Il a également évacué d'une phrase ce conflit social qui a jeté deux fois de suite trois millions de manifestants dans les rues : «Une démocratie bien faite est une démocratie paisible.»
Villepin pourra toujours compter sur Robien pour lui emboîter le pas. Le Premier ministre a appelé à un grand débat sur la professionnalisation de l'université, le ministre de l'Education souhaitant «mettre le paquet». La «commission du débat national», qui va s'engager sans tarder dans chaque académie, planchera sur le renforcement des liens entre l'université et l'emploi, l'orientation, l'insertion professionnelle, la professionnalisation des études, l'apprentissage et le développement de l'alternance. Aux manettes, le recteur de Limoges, Patrick Hetzel, doit remettre un rapport d'étape fin juin, à l'orée des grandes vacances. «Allègre disait qu'il était impossible de réformer le mammouth. C'est faux. Il suffit d'y aller par petits bouts, assure Robien. Quand on additionne les petites touches, ça donne des grands points.»
Provocation. Faux modeste, Gilles de Robien se félicite lui-même de son efficacité. Il annonce «quinze chantiers ouverts» et trois dont il est particulièrement fier : 1) le remplacement des profs absents ; 2) la réforme des ZEP ; 3) sa circulaire sur les méthodes de lecture, qu'il qualifie de «libération». Sans chercher à gâcher la joie du ministre, il faut rappeler que ces trois points ont déclenché pétitions, grèves et manifestations jusqu'à ce que la crise du CPE vienne les reléguer en arrière-plan. Les principaux syndicats d'enseignants, la fédération de parents d'élèves FCPE et la Ligue de l'enseignement ont même élaboré mi-mars une déclaration commune dénonçant les méthodes du ministre pour modifier des programmes scolaires à l'école primaire. Robien n'en a que faire. Il assure préparer ainsi le «socle commun des connaissances», partie la plus décriée de la loi Fillon sur l'école, qu'il compte mettre en oeuvre dès la rentrée 2006.
En annonçant qu'il allait désormais s'attaquer à l'enseignement de la grammaire et du calcul, Robien prend le risque de provoquer une fois de plus les enseignants. Sur ses gardes, le syndicat des enseignants SE-Unsa évoque un ministre «incurable». Et l'avertit : «Le travail d'évaluation, l'écoute et la connaissance du terrain, la concertation, sont assurément indispensables en politique, comme le CPE l'a démontré. En pédagogie, encore plus.» Ça tombe bien : le ministre compte également réformer les IUFM «avant de partir». Un beau chantier, où il sera nécessairement question de pédagogie. Et dans ce domaine, Robien a su montrer son tact.
Posté le 19.04.2006 par sectionlbamiens
Il faudrait que le ministre de l'Education arrête de harceler les étudiants et les enseignants et de décrédibiliser les futurs diplômes ! Si une grève s'assume, la défaite aussi. En quoi le gouvernement a-t-il assumé sa défaite ? Au lieu de menacer, il devrait assumer sa part de responsabilité dans l'allongement inutile du conflit. Si les étudiants ont perdu plus de deux mois de cours, c'est à cause de l'entêtement du gouvernement ! Tout ce gâchis pour enterrer le CPE avec un contrat aidé ! Pourquoi Villepin ne démissionne-t-il pas ? N'oublions pas à qui revient la faute !
Il est de coutume aux enterrements de rendre hommage au disparu et parfois de s'interroger sur les causes de sa mort.
Le CPE, c'était comme un petit jardin où l'on aurait fait pousser des emplois nains en statistique, entre les champs de production industrielle d'emplois et de chômage. A la place, l'Etat subventionne la culture de l'emploi, met à disposition des entreprises : des contractuels (des emplois payés par l'Etat mais qui ne sont pas de fonction publique).
Bigre !
La révolte anti-CPE a fait reculer le gouvernement, jusqu'à le déplacer à Gauche.
Posté le 03.04.2006 par sectionlbamiens
Extrait du courrier des lecteurs de l'EST REPUBLICAIN du 20/03/06
Même s'il me fait plutôt penser à une installation forcée sur un siège éjectable dont on ne maîtrise pas le déclenchement, le CPE doit être une bonne idée puisqu'il a déjà un projet de petit frère avec le CPL (contrat première location) qui permettrait au propriétaire d'un logement de signer un bail de deux ans à l'issue duquel il lui serait possible de mettre le locataire à la rue.
Alors, parce que je suis plutôt partisan des bonnes idées, je suggère la mise en place des contrats suivants : Le CPV (contrat de première voiture) permettant à l'acheteur d'un véhicule de le conserver à l'essais pendant une durée maximale de deux ans, à l'issue de laquelle il déciderait de l'acheter ou bien de le ramener au garage sans explication ; Le CPR (contrat de premier repas) permettant au convive de goûter les plats de son choix et de quitter le restaurant sans payer ceux qui n'aurait pas appréciés ; Le CPM (contrat premier mariage) permettant aux nouveaux époux de signer un contrat de mariage de deux ans à l'issue desquels la séparation serait possible, sans autre formalité, si l'un des deux n'est pas satisfait de l'autre.
Mais avant tout ça, je suggère aussi la création d'un CPP (contrat de premier président) permettant aux citoyens d'élire le président de la république pour une période probatoire de deux ans à l'issue desquels un référendum national déciderait s'il est ou non autorisé à finir le quinquennat. Au fond, ça les inciterait peut-être à vérifier les " bonnes idées " de leurs premiers ministres.