Posté le 03.04.2006 par sectionlbamiens
D'ores et déjà, je demande à tous de réfléchir au fait que :
- la 5e république est pourrie, sa direction bicéphale et étale son incompétance au grand jour, en même temps elle continue de prendre les français pour des idiots, la crise reste sociale mais sa caractéristique principale est désormé institutionnelle cela est palpable par tous.
Toutes nos actions doivent s'y référer pour être claires.
Jean Chantraine nouveau militant de la section Léon Blum
merci Jean, pour ta participation à ce blog.
Posté le 02.04.2006 par sectionlbamiens
RASSEMBLEMENT PUBLIC
La Gauche unie contre le CPE
Après des semaines de mobilisation sans précédent dans notre Département, comme dans toute la France, contre le Contrat Première Embauche, le Président de la République a décidé de promulguer, malgré l’opposition de la plupart des français, la loi sur l’égalité des chances contenant la mise en place du CPE. L’obstination du Gouvernement, les déclarations provocatrices quotidiennes de Gilles De Robien et maintenant l’attitude du Chef de l’Etat sont irresponsables et favorisent un climat délétère. En faisant prévaloir ses intérêts particuliers et ses luttes internes sur l’intérêt du pays, l’exécutif ne répond en rien à l’attente des milliers de jeunes qui manifestent chaque jour leur refus de la précarité comme seul horizon.
Face au front uni de la jeunesse et des syndicats, le gouvernement continue sa stratégie de confrontation pour aller vers le démantèlement du code du travail et la disparition du CDI.
A la veille d’une nouvelle journée de mobilisation et de manifestation, le mardi 4 avril, l’ensemble des partis de gauche de notre Département, par la voix de leurs responsables
LUNDI 3 AVRIL
à partir de 18h00
Salle Louis Aragon (Place de la Mairie)
à CAMON
avec
Vincent PEILLON
Pour les Socialistes
Christophe PORQUIER pour les Verts Jean-Jacques STOTER pour le PRG
Thierry LUCAS pour le MRC Joël CARLIEZ pour les Communistes Francis DOLLE
Parti Socialiste
Parti Communiste Français
Les Verts
Parti Radical de Gauche
Ligue Communiste Révolutionnaire
Mouvement Républicain et Citoyen
Posté le 02.04.2006 par sectionlbamiens
Le Ministre de l’Education en fait tous les jours un peu plus dans sa
croisade pro-CPE au service du Premier Ministre. Tout est bon pour
essayer de discréditer ceux qui s’opposent au CPE.
Après avoir assuré au Premier Ministre que le CPE passerait comme une
lettre à la poste dans les universités et les lycées, après avoir tenté
d’expliquer aux jeunes que le CPE était l’arme absolue contre la
précarité, après avoir jugé le nombre des manifestants du 28 mars « non
impressionnant », après en avoir appelé hier aux forces de l’ordre pour
débloquer les lycées, le Ministre de l’Education s’en prend aujourd’hui
aux enseignants qu’il accuse de faire du prosélytisme anti-CPE auprès
de leurs élèves.
Si l’accusation de manipulation portée contre les enseignants est un
grand classique des ministres de l’Education en difficulté avec la
jeunesse, aucun d’entre eux n’avait jusqu’ici songé à brandir la menace
d’ « avertissements ou de blâmes ».
Les accusations du Ministre ne correspondent à aucune réalité : les
enseignants sont bien placés pour savoir que les lycéens ne se
« manipulent » pas si facilement et, surtout, les enseignants ont une
bien trop haute conception de leur mission pour se laisser aller à
tenter d’imposer à leurs propres élèves des choix qui ne seraient pas
les leurs. « Personne ne doit utiliser les jeunes pour bloquer les
lycées et grossir les rangs des manifestations » dit le Ministre en
visant les « enseignants, les syndicats et les parents d’élèves peu
responsables ». Il est pourtant clair que c’est bien l’obstination du
gouvernement, de D. de Villepin et de G. de Robien à ne pas écouter la
jeunesse qui la pousse aujourd’hui dans la rue.
Le SNES appelle les personnels, qui ne se laisseront pas impressionner
par les menaces, à poursuivre le dialogue avec les jeunes, à être à
leurs côtés dans les manifestations et à poursuivre leur mobilisation
pour le retrait du CPE, notamment le 4 avril.
Posté le 30.03.2006 par sectionlbamiens
La mobilisation anti-CPE a été en forte hausse ce mardi dans tout le pays. Environ 1.055.000 manifestants anti-CPE ont été comptabilisés par la police, soit plus du double que le 18 mars. Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a salué pour sa part une participation "historique", l'évaluant à 3 millions de personnes - soit, là encore, le double du 18 mars.
Lors de la dernière journée de mobilisation, la police avait dénombré 503.600 manifestants, les syndicats 1,5 million. "Du jamais vu sous la Ve République", a commenté mardi soir Jean-Claude Mailly (FO) après cette nouvelle journée d'action. Devant cette mobilisation croissante, "il est impensable que le Premier ministre reste arc-bouté sur sa position", a déclaré Bernard Thibault, résumant le point de vue des 12 organisations de l'intersyndicale, qui doivent se retrouver dès mercredi, alors que Dominique de Villepin assure avoir tout fait, en vain, pour rétablir le dialogue (lire : Chirac doit "intervenir très rapidement").
Son associé au billet :
Son supprimé car il ne respectait pas les droits d'auteurs
Posté le 30.03.2006 par sectionlbamiens
(Bondy) - Dans un climat social plus que tendu depuis 4 mois avec les violences urbaines de novembre puis les manifestations anti-CPE aujourd’hui, nous avons souhaité connaître la position d’Azouz Begag, l’un des premiers concernés par ces deux sujets. Le ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances nous a donc reçu avec un journaliste de l’hebdo.
Que pensez-vous des manifestations contre le CPE ?
Je constate que des étudiants descendent dans la rue pour contester une loi votée démocratiquement par le Parlement de leur pays. Mais ils n’ont pas plus de droit que les jeunes de banlieues à qui cette mesure est destinée en tout premier lieu. Et puis ces jeunes anti-CPE ne représentent pas la majorité des jeunes. Attendez six mois, le premier bilan de l’expérimentation du CPE. C’est ça la démocratie! Essayons! Qu'est-ce qu'on a à perdre?
Reste que tout le monde n'a pas l'air convaincu. Les manifs grandissent de jour en jour...
Vous pensez vous que ceux qui manifestent sont les vrais précarisés? Pas moi. Je vois les choses ainsi. Les jeunes de banlieues, une fois de plus, se font voler leur colère. Comme nous, à leur âge, comme moi quand j'étais plus jeune et que je vivais encore aux Minguettes à Vénissieux. On avait fait la Marche des Beurs et on se l'est fait récupérer par SOS Racisme et les mouvances socialistes. Le PS, une fois de plus, instrumentalise ces mouvements d’étudiants. Je vous le dis, on vole leur révolte aux jeunes des banlieues! Mais c'est le p'tit Mohamed de Bondy qui vit vraiment dans la précarité!
Reste la question de la légalité de cette loi. Un recours a été déposé par le PS qui juge le CPE discriminatoire sur l’âge...
Ecoutez, en 1981, quand j’étais dans ma cité à Lyon, Mitterrand et le PS sont arrivés au pouvoir. Ils ont très vite parlé de société "black, blanc, beur". Et vingt-cinq ans plus tard, quel est le résultat? Pas un députés black ou beur à l’Assemblée dans les rangs socialistes. Aucun, zéro. Pas un député beur, vous vous rendez compte?
…mais à droite non plus
Sauf que la droite, elle n’a jamais rien promis. Elle n'a pas distillé de faux espoirs dans les cités. Et puis, elle se bouge la droite. Vous savez, en France nous avions ce qu’on appelait "la double peine". En clair, un jeune immigré faisait une bêtise, comme ça arrive dans les cités, il passait devant un juge, était condamné à de la prison et après avoir purgé sa peine, il était expulsé vers le pays d’origine de ses parents. Moi-même, je me suis battu contre cette double peine. La gauche, elle, n’a rien fait. Et vous savez qui l’a abrogée ? Nicolas Sarkozy! Cela vous montre que la lutte contre la discrimination dépasse les partis. C'est un combat républicain. Aux prochaines législatives, je vous parie que le PS va faire entrer des Noirs et des Arabes à l’Assemblée nationale. Et c'est la droite qui l'y aura poussé!
La droite est-elle plus sincère ou plus opportuniste?
C’est le résultat qui compte. C’est cela le pragmatisme. Elle a le courage de le faire.
Quelle réponse le gouvernement a-t-il apporté aux violences urbaines de l’automne dernier ?
Pour ces jeunes, un accès à l’emploi est une priorité. C'est précisément la priorité que s'est fixée le gouvernement. Le CPE s’inscrit dans cette logique d’entraînement vers le marché du travail. En France, 23% des moins de 26 ans sont au chômage et le taux grimpe à 40% pour les personnes non qualifiées. Alors je vous laisse estimer le taux que cela peut représenter chez les jeunes de banlieues non qualifiés et qui sont d’origine antillaise, africaine ou maghrébine... Les employeurs ont longtemps montré de la réticence pour une première embauche? Le CPE c'est la souplesse désirée. Et il permet aux jeunes d'avoir un premier job. Vous savez, quand on a passé trop longtemps sur le banc de touche de l’égalité, à cause de sa gueule ou de son adresse, c’est difficile, on manque de confiance. Donc moi je pars de l’hypothèse que ces jeunes-là ont plus faim que les autres pour réussir. Et ils vont tout donner.
Et au ministère de la promotion de l'égalité des chances qu'avez-vous entrepris ?
Avec mon collègue Gérard Larcher (ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes), nous prenons en charge 6000 jeunes de quartiers diplômés et sans emploi qui bénéficieront d'outplacement et de coaching privé. D'ici quelques semaines, ils devraient avoir intégré le marché du travail. Voilà une mesure concrète contre la discrimination à l'embauche. Par ailleurs, à ce jour, plus de 350 entreprises ont signé la charte de la diversité. Elles s’engagent ainsi à recruter sans discrimination, en prenant en compte la diversité. Et ce n’est pas de la charité! Ceux qui s'y engagent connaissent leur intérêt! Embaucher ces jeunes-là, c’est miser sur la rentabilité. Enfin, nous avons aussi promulgué la loi sur l’égalité des chances qui comporte entre autres une extension des pouvoirs de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’Egalité (HALDE). Son pouvoir est renforcé par le droit d’exercer du "testing" désormais à l'entrée des boîtes de nuit, par exemple.
Une vision à l’américaine...
Plutôt à l’anglaise. Les Anglais ont quinze ans d’avance sur nous. Les Suisses et les Belges aussi ont de l'avance. Nous ce que nous voulons, c'est aussi faire entrer de la diversité dans les médias. Et c'est en train de changer depuis quelques mois. Vous avez sûrement entendu que cet été le 20 heures de TF1 sera présenté par Harry Roselmack, un journaliste originaire de La Martinique. En 2004, Dominique de Villepin, alors ministre de l'intérieur, a eu cette formidable intuition de me commander un rapport sur l’égalité des chances. Je l’ai fait. Et aujourd'hui, l’égalité des chances est au coeur de l’action du gouvernement, dans tous les domaines.
Vous ne pensez pas qu’on en parle surtout depuis les violences urbaines de novembre dernier?
Nous n'avions pas attendu les émeutes pour agir. Ce ministère a été créé au mois de juin, je vous le rappelle.
Lors des « émeutes » justement, vous avez eu un mot à l’endroit de Nicolas Sarkozy, critiquant sa "sémantique guerrière". Puis, on ne vous a plus entendu. Pourquoi?
Il n'y avait rien à rajouter. Il fallait ramener l'ordre. Vous vous rendez compte que pendant cette période, 16'000 voitures ont brûlé?! Il fallait intervenir. C’était le moment de l’action de la police et les pompiers.
Quels sont vos projets pour l'avenir?
Ce que je veux faire comprendre aux Français, c'est que les banlieues et la diversité sont un plus pour la France. Que les entrepreneurs doivent aller y recruter parce que les jeunes des cités sont motivés. Ces quartiers sont de véritables gisements pour l’avenir du pays. La diversité est une richesse. Il faut que cela devienne une évidence. Aux jeunes de banlieues, je leur dis : quand le patron qui vous recrutera en CPE va vous voir à l’oeuvre, il va vous garder plus de deux ans. Il ne va pas vous former et vous jeter ensuite, ce n’est pas dans son intérêt.
Que pensez-vous du droit de vote des immigrés, aux élections locales par exemple?
C’est un piège. Il y a 120'000 immigrés qui arrivent en France chaque année. La France a une politique d’accès à la nationalité française. Trop de jeunes dans les quartiers ont le droit de voter et ne votent pas. Je préfère convaincre ceux qui ont ce droit de s'en servir. Et pour les encourager, j'aimerais justement qu'il y ait toujours plus de diversité dans le monde politique et médiatique, que les gens puissent voir des visages semblables au leur, pour leur donner envie de s’impliquer dans la vie de la cité.
Mon père est mort il y a 3 ans, à l’âge de 90 ans. Voter ne l’intéressait pas. Tout ce qu’il voulait, c'était retourner au bled. Ma mère, elle, a 87 ans, elle vit toujours à Lyon et elle ne vote pas non plus. Les Français d’origine étrangère sont des Français à part entière. (Le ministre se lève et de derrière une étagère, face au bureau ministériel, il sort la photocopie de la carte d’ancien combattant de son grand père). Je l’ai retrouvé il n’y a pas très longtemps: mon grand père s’est battu pour la France" c’est impressionnant non!
Azouz Begag en 8 questions express:
Les quotas, pour ou contre?
- Contre
Plusieurs personnes dont certains militants associatifs, veulent être le candidat des banlieues en 2007. Bien ou pas bien?
- C’est même excellent!
Les médias prétendent que les Français ne s’intéressent pas aux banlieues. Ils ont raison ou pas?
- Plus aujourd’hui.
Votre plat préféré?
- le couscous aux cardons (plante qui ressemble au céleri en branche)
Etes-vous croyant?
- Pratiquant non croyant (il sourit de son mot). C'est une affaire privée.
Mangez-vous et buvez-vous de tout ou avez-vous des interdits religieux par exemple?
- Cela relève de ma vie privée
La phrase entendue à votre encontre qui vous a fait le plus mal?
- Des choses comme "ministre alibi","beur de service"
Avez-vous visité le Bondyblog.fr?
- Non, mais j’en ai entendu parler. Et c'est vraiment une excellente idée!
Propos recueillis par Michel Beuret et Mohamed Hamidi
Posté le 28.03.2006 par sectionlbamiens
MOI, JE SUIS DANS LA MERDE FRANCOIS BAYROU, NE ME LE PARDONNERA JAMAIS DE L'AVOIR TRAHI.
RDV A TOUTES ET A TOUS DEVANT LA MAISON DE CULTURE D'AMIENS A 14H30.
Le contrat premier embauche
Suscite un rejet massif des Français, plus marqué encore que la réforme d'Alain Juppé sur la Sécurité sociale en décembre 1995. Ainsi 63 % des Français désapprouvent-ils la décision de maintenir le CPE, contre 53 % en 1995 pour le plan Juppé. A l'époque, 44 % des Français se disaient favorables au maintien de la réforme de la « Sécu », contre 34 % pour le CPE.
M. de Villepin a beau avoir expliqué dès le début de la crise sur le CPE qu'il ne resterait pas « droit dans ses bottes », il est jugé non convaincant dans sa volonté de concertation avec les syndicats par 63 % des Français, un score comparable à celui obtenu par Alain Juppé (62 %), auteur de la fameuse expression en 1995.
Conséquence logique, les Français se disent solidaires à 62 % du mouvement de contestation du CPE (89 % pour la gauche parlementaire, 26 % pour la droite parlementaire et 73 % pour les moins de 26 ans). Dans ce contexte,
seuls 4 %des Français souhaitent que le CPE soit maintenu en l'état y compris à droite ou ce score n'atteint que 8 %.
Posté le 27.03.2006 par sectionlbamiens
• La sectionlbamiens est un blog collectif alimenté, au jour le jour, par des citoyens d’Amiens, réunis par Mohamed Boulafrad, il y a Pascal Beauvillain, Boujemaa Bourezma et Farida Bounegab, Francis Thuillier . Ensemble, nous désirons faire de la sectionlbamiens un portail sur l'actualité nationale,départementale, et surtout locale mais aussi un lieu de débat et de réflexion ouvert à tous les internautes. Vous voulez nous rejoindre et participer à ce blog ? Contactez-nous !
Posté le 24.03.2006 par sectionlbamiens
CNDP : de Robien déclare la guerre aux personnels
Intersyndicale du réseau CNDP/CRDP [SCÉRÉN]
29, rue d'Ulm – 75230 Paris Cedex 05
intersyndicale@cndp.fr – www.nodeloc.net
Paris, le 6 mars 2006
Au mois de juin 2005, le cabinet de Gilles de Robien avait promis d'ouvrir enfin une négociation avec les personnels du CNDP à propos de la délocalisation de l'établissement. Et, en octobre, le directeur général Patrick Dion, nouvellement nommé, adressait un « message de confiance » aux mêmes personnels.
Dans la réponse que le ministre a fait lire le 28 février dernier à une question orale posée par la députée des Hauts-de-Seine Janine Jambu à l'Assemblée nationale, il met fin à la négociation, avant même qu'elle ait commencé.
D'abord, gagner du temps tout en sapant l'établissement
On comprend maintenant pourquoi les interlocuteurs successifs désignés par le ministre ont fait traîner les choses en longueur : processus de négociation interrompu trois fois par le président du conseil d'administration sous divers prétextes, puis ralenti mois après mois par le directeur général, qui a si bien multiplié les réunions préparatoires qu'aucun groupe de travail ne s'est encore réuni.
On constate maintenant que le directeur général, suivant en cela une stratégie de délocalisation rampante similaire à celle de son prédécesseur, a mis ce temps à profit pour étouffer un peu plus chaque jour les services franciliens : pas d'affectation sur les postes vacants, tentatives de déstabilisation des services par l'évocation répétée de l'installation, dès septembre prochain à Chasseneuil-du-Poitou, de diverses « têtes de pont » dont le principe n'est pourtant décidé nulle part et dont la faisabilité est très loin d'être démontrée.
Puis revenir trois ans en arrière
Les mesures annoncées mardi dernier par Gilles de Robien vident de son sens toute future discussion autour d'un projet d'établissement.
Le maintien et le développement d'un pôle éditorial en Ile-de-France, qui constituait le cœur du projet d'établissement proposé par les personnels il y a un an, avaient été considérés dans la communauté éducative comme le point de départ d'une solution positive à cette affaire de délocalisation, si mal engagée par les gouvernements qui se sont succédé depuis son annonce en décembre 2002. Pour n'en retenir que quelques-uns, le conseiller-maître à la Cour des Comptes Marianne Lévy-Rosenwald, qui avait été désignée comme experte par le cabinet de François Fillon, avait pointé dans son rapport la validité des objections et la qualité des arguments des personnels face à ceux de l'ancienne direction générale. Le président du Conseil d'administration Jean-François Cervel a dressé dans son compte rendu officiel de la réunion qu'il a eue le 2 septembre 2005 avec les organisations représentatives des personnels du CNDP la liste des « sujets » autour desquels « s'organiseront les discussions autour du “pôle éditorial” ». Enfin, l'association des directeurs de CRDP vient de reprendre cette idée à son compte dans le projet qu'elle propose pour le SCÉRÉN.
Ce pôle éditorial est tout à coup balayé par le ministre au profit d'une « antenne parisienne » dont le périmètre est déterminé, de manière purement négative et considérée comme dépassée dans tous les échanges récents, en fonction du nombre de personnels techniciens et ouvriers qui ne peuvent être délocalisés de par leur statut (Marianne Lévy-Rosenwald déconseillait d'ailleurs « la création d'un service croupion sans avenir » sur ce modèle). C'est un retour de trois ans en arrière.
Ce même pôle éditorial trouvait sa place dans le cadre des discussions annoncées sur la « localisation des services », selon les dires de Roland Jouve, conseiller au cabinet du ministre jusqu'en octobre dernier. C'est une déclaration de guerre.
Et continuer à dissimuler
Ce retournement du discours correspond-il à un grand dessein que le ministère s'apprêterait enfin à suivre en matière de délocalisation du CNDP ? Il n'en reste plus, dans l'annonce qui vient d'être faite, que le prétexte d'une « installation dans des locaux neufs et fonctionnels » et un tableau déformé de la situation : « huit services sur dix totalement ou partiellement implantés sur le site du Futuroscope ». Un des services franciliens de cent personnes, dont sept se trouvent à Chasseneuil, coupées de leurs collègues de façon absurde, figure sans doute dans ce décompte ; en revanche, le déséquilibre créé à Chasseneuil entre des services administratifs pléthoriques pour faire nombre et le seul service chargé d'une mission, d'ailleurs sous-dimensionné, n'y apparaît pas.
La vérité est qu'aucun enseignant d'Ile-de-France n'a été délocalisé dans le Poitou-Charentes, que les premières missions délocalisées l'ont été sans aucun tuilage et ont bien du mal à repartir et que le ministère craint par-dessus tout que soient tirés le bilan de ces trois dernières années et les leçons de son échec.
Concernant les aspects sociaux complaisamment évoqués à chaque prise de parole officielle, la vérité est que le cadre d'accompagnement social négocié avec le médiateur Pierre Dasté attend depuis un an d'être validé par les services compétents du ministère ; que le comité national de pilotage qui doit, comme la loi l'y oblige, faire un bilan régulier des premières tranches de délocalisation, ne s'est pas réuni depuis quinze mois ; qu'aux CDD, c'est-à-dire aux personnels engagés sur mission pérenne mais sur statut précaire depuis des années, le discours tenu est celui de la menace et de l'exclusion : « Vous ne serez pas renouvelés. »
Les personnels du CNDP savent quel traitement social les attend s'ils font la moindre confiance à Gilles de Robien, qui veut rattraper à n'importe quel prix le retard accumulé depuis le début de la législature, ou à un directeur général occupé à démanteler le CNDP et ses missions et qui déclare : « Je n'ai pas de marge de manœuvre dans la mise en œuvre de la délocalisation. »
Un défi
Il est maintenant plusieurs fois démontré l'extrême difficulté de transférer un établissement comme le CNDP loin de ses partenaires et de ses personnels sans le détruire. Nous connaissons les résultats négatifs de la première tranche de délocalisation qui a provoqué une rupture des missions concernées et la condamnation unanime d'une méthode de transfert sans aucun tuilage.
Trois ans après l'annonce de la délocalisation du CNDP à Chasseneuil, deux ans après une première vague de groupes de travail qui s'étaient retournés contre l'avant-dernier directeur général et le ministère de l'époque, vingt mois après le début de la médiation, un an après la publication du projet d'établissement des personnels, dix mois après les brutalités du directeur général précédent vis-à-vis d'une représentante du personnel, neuf mois après le faux démarrage des négociations avec Jean-François Cervel et cinq mois après la nomination d'un troisième directeur général délocalisateur, les personnels voient que chaque nouveau DG leur arrive désinformé sur l'impossibilité de sa mission et que Gilles de Robien, n'ayant rien appris des ministères précédents en matière de délocalisation du CNDP, ne tient pas un discours de vérité à la représentation nationale.
Terminons avec la recommandation n° 5 du second rapport d'étape du médiateur Pierre Dasté, qui stipulait : « ce projet [de délocalisation] doit recevoir pour sa bonne application l'adhésion de fait du réseau et des personnels, sinon leur accord formel ». C'est le défi que nous lançons au ministre.
La lutte continue : les personnels sont venus manifester et distribuer des tracts et des affichettes à l'ouverture du Séminaire national sur la lecture organisé rue Descartes par le MEN. Ils ont également interpellé la direction générale du CNDP à Paris.
Posté le 24.03.2006 par sectionlbamiens
Le 28 mars
toujours plus nombreux
contre le CPE !
L’emploi des jeunes n’est pas un problème de contrat
RENDEZ VOUS
LE MARDI 28 MARS 2006
14 H 30
DEVANT LA MAISON DE LA CULTURE
D’AMIENS
Les manifestations du 18 mars ont été un formidable succès.
Le gouvernement restant pour l’instant toujours aussi sourd, il nous faut donc maintenir la pression et accentuer la mobilisation pour obtenir le retrait du CPE !
Le gouvernement doit retirer le CPE…
Tous, salariés, jeunes, parents, avons démontré notre opposition au CPE. En s’obstinant à ne pas vouloir revenir sur ce contrat, le gouvernement se coupe de l’opinion publique.
Il doit retirer le CPE pour ensuite pouvoir entamer de vraies négociations sur l’emploi des jeunes.
…et négocier une véritable insertion des jeunes
Chaque jeune a sa propre histoire et son propre parcours scolaire. Tous les jeunes doivent donc avoir droit, dès leur sortie du système scolaire ou universitaire :
• au service public de l’emploi pour se voir proposer des pistes pour une véritable insertion professionnelle ;
• à un accès à la vie active personnalisé selon leurs besoins.
Ce n’est donc pas ce nouveau contrat, plaqué de façon uniforme sans concertation, qui résoudra les difficultés d’accès à l’emploi des jeunes, mais une véritable politique d’ensemble en faveur de la jeunesse de notre pays !
Le 28 mars
mobilisons-nous une nouvelle fois
pour le retrait du CPE,
pour le droit à l’avenir des jeunes !
Posté le 19.03.2006 par sectionlbamiens
La bataille de la rue se poursuit les 16 et 18 mars
CPE . L’UNEF annonce 45 universités en grève. Les 12 organisations de l’intersyndicale appellent à s’engager plus fortement. Incontestablement, le mouvement prend encore de l’ampleur.
La fronde contre le contrat première embauche s’étend. La réussite de la journée de mobilisation du 7 mars a provoqué un regain de mobilisation dans les universités et parmi les salariés. Elle fut aussi un « déclic pour les lycéens », explique Karl Stoeckel, président du syndicat lycéen, l’UNL. L’UNEF a pour sa part annoncé que la grève s’est étendue à 45 universités sur 85. Pris de panique à l’idée d’une généralisation de la contestation, le ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien, est monté au front hier, accusant le principal syndicat étudiant de mentir : « Il y avait, hier, 11 universités en grève. Et dans une vingtaine d’autres, il y avait ici ou là 30 jeunes qui discutaient ». Après avoir traité les étudiants de « gosses de riches », le gouvernement tente donc de rendre le mouvement minoritaire.